Quand la science politique se fait appliquée

Mercredi 30 novembre 2016, par Normand Mousseau // Émissions

Vu de l’extérieur, le nom des structures universitaires apparaît souvent sans importance et semble s’inscrire dans une logique historique. De l’intérieur, toutefois, le choix des termes est intimement lié à la définition même des disciplines qui nous intéressent.

Dans certains cas, le choix de termes relève avant tout d’un effet de mode. Ainsi, on a vu les programmes en nanotechnologie et en nanoscience se multiplier ces dernières années même si, derrière ces nouvelles dénominations, on se contente largement d’enseigner la même matière que dans le passé.

Dans d’autres cas, les noms représentent un parti pris assumé qui est le fruit d’une réflexion réelle sur l’orientation que l’on désire donner à la recherche et aux objets d’étude.

C’est ainsi que l’Université de Sherbrooke a décidé, il y a une dizaine d’années, de créer une École de politique appliquée plutôt qu’un Département de sciences politiques, proposant une approche moins théorique à l’étude du monde politique dans lequel nous vivons.

Pour nous parler de cette décision et, plus généralement, de politique appliquée, nous recevons cette semaine Hugo Loiseau, professeur à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke et spécialiste de l’Amérique latine et du Cyberespace, deux sujets que nous aborderons également aujourd’hui.

Écoutez l’émission ici :

MP3 - 29.6 Mo

Diffusion

Cette émission sera diffusée à Radio VM le jeudi 1er décembre à 13h00 et en rediffusion le samedi 3 décembre à 16h00.

L’émission sera également disponible en téléversement sur cette page et en baladodiffusion sur la page Université de Montréal de iTunes U à partir du dimanche 4 décembre.

Merci à la Fondation familiale Trottier et aux Fonds de recherche du Québec pour leur contribution à la production de cette émission.

Les végéplastiques

Jeudi 24 novembre 2016, par Normand Mousseau // Émissions

Les plastiques sont partout autour de nous. Ils ont largement contribué à améliorer notre qualité de vie en nous donnant accès à des matériaux nouveaux, résistants, peu chers, flexibles, et légers. Ils se sont également très bien intégrés à notre société de consommation moderne puisqu’ils s’insèrent naturellement dans les processus de production de masse.

Ces avantages ont aussi fait qu’on gaspille des quantités énormes de cette matière. Les rebuts de plastiques s’accumulent partout sur la planète, affectant les espèces et fragilisant l’environnement.

Malgré ces désagréments, on ne peut pas revenir en arrière et remettre le génie dans sa bouteille. En effet, éliminer le plastique voudrait dire, presque certainement, augmenter la pression sur les ressources capables de le remplacer.

Et si, plutôt que de l’abolir, on l’adaptait, changeant la source de la matière et quelques détails de sa composition ? C’est le souhait de notre invité d’aujourd’hui, un scientifique avec un message écologique très clair.

Paul Lavallée est biophysicien et est retraité du département des sciences de la terre et de l’atmosphère à l’Université du Québec à Montréal. Passionné de la vulgarisation scientifique et inquiet de ce qu’il voyait autour de lui, il a écrit « Les végéplastiques. Comment mettre un terme à la pollution par le plastique », paru en 2016 aux Éditions MultiMondes, le premier éditeur scientifique grand public au Québec.

Écoutez l’émission ici :

MP3 - 25.7 Mo

Diffusion

Cette émission sera diffusée à Radio VM le jeudi 24 novembre à 13h00 et en rediffusion le samedi 26 novembre à 16h00.

L’émission sera également disponible en téléversement sur cette page et en baladodiffusion sur la page Université de Montréal de iTunes U à partir du dimanche 27 novembre.

Merci à la Fondation familiale Trottier et aux Fonds de recherche du Québec pour leur contribution à la production de cette émission.

Image : source

Qu’est-ce qu’un expert ?

Lundi 14 novembre 2016, par Normand Mousseau // Émissions

Les experts sont partout. Leurs rapports et leurs analyses justifient les décisions politiques, alors que leurs commentaires, présentés dans les médias, fournissent l’éclairage nécessaire à comprendre le monde qui nous entoure. On a d’ailleurs l’impression, lorsqu’on suit les médias, que les experts se multiplient à une vitesse sans cesse croissante et se prononcent avec autorité sur tous les sujets à la mode — de la burqa à la texture des aliments servis aux personnes âgées dans les CHSLD.

Or, derrière ces gens présumés indépendants et intègres se cachent toutes sortes d’agendas politiques ou économiques qui sont rarement présentés. Même lorsque l’expert est honnête et objectif, son discours n’est pas nécessairement correct, pertinent ou unique.

Comment doit-on voir la place des experts dans notre société ? Quelle relation doit-on établir avec ceux-ci ?

Notre invité étudie la question depuis plusieurs années. François Claveau est professeur adjoint au Département de philosophie et d’éthique appliquée de l’Université de Sherbrooke et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en épistémologie pratique. En tant qu’expert sur l’expertise, il nous livre aujourd’hui sa réflexion.

Écoutez l’émission ici :

MP3 - 26.4 Mo

Diffusion

Cette émission sera diffusée à Radio VM le jeudi 17 novembre à 13h00 et en rediffusion le samedi 19 novembre à 16h00.

L’émission sera également disponible en téléversement sur cette page et en baladodiffusion sur la page Université de Montréal de iTunes U à partir du dimanche 20 novembre.

Merci à la Fondation familiale Trottier et aux Fonds de recherche du Québec pour leur contribution à la production de cette émission.

Le journalisme critique

Mercredi 9 novembre 2016, par Normand Mousseau // Émissions

Il y a plusieurs façons de couvrir la science. On peut, comme à La Grande Équation, faire découvrir des questions scientifiques par la bouche même des gens qui la font, en laissant à chaque auditrice et auditeur le soin de se faire une tête sur le sujet. Cette approche est appropriée lorsque les sujets ne sont pas trop controversés ou lorsqu’on ne cherche pas tant à identifier la vérité ultime, mais plutôt à présenter un point de vue.

On peut aussi, et c’est l’approche retenue par notre invité, faire du véritable journalisme d’investigation en suivant la méthode scientifique. Cette manière de procéder est particulièrement utile pour éclairer les débats de société et apporter des faits et un peu de raison à des questions qui embrasent trop souvent l’espace public sans pour autant qu’on daigne vraiment les analyser en détail.

Jean-François Cliche est journaliste pour Le Soleil et blogueur scientifique pour le site lapresse.ca. Il s’intéresse au journalisme scientifique depuis de nombreuses années. Il a publié un recueil de ses textes, intitulé La Science de votre sous-sol jusqu’aux étoiles, des éditions MultiMondes, en plus d’être coauteur, en compagnie de Jean-Marie de Koninck des deux tomes de En chair et en Maths, parus aux éditions Septembre.

Écoutez l’émission ici :

MP3 - 27.1 Mo

Diffusion

Cette émission sera diffusée à Radio VM le jeudi 10 novembre à 13h00 et en rediffusion le samedi 12 novembre à 16h00.

L’émission sera également disponible en téléversement sur cette page et en baladodiffusion sur la page Université de Montréal de iTunes U à partir du dimanche 13 novembre.

Merci à la Fondation familiale Trottier et aux Fonds de recherche du Québec pour leur contribution à la production de cette émission.

Histoire de molécules échangistes

Mercredi 2 novembre 2016, par Normand Mousseau // Émissions

Le fonctionnement des cellules est basé sur deux grandes familles de molécules : les acides nucléiques et les protéines. Ces dernières sont composées d’acides aminés et construites à partir du génome. Elles gèrent une bonne partie des réactions essentielles à la vie de la cellule et à ses interactions avec le monde qui l’entoure.

Les acides nucléiques, de leur côté, s’assemblent pour former le génome, le code génétique de la cellule. Ils forment aussi de plus petites molécules, les ARN ou acides ribonucléiques, qui servent à la construction des protéines de même que pour certaines fonctions à l’intérieur de la cellule, un peu comme les protéines.

Ces réactions et fonctions attribuées aux protéines et aux acides nucléiques sont déclenchées par une vaste gamme de petites molécules, appelées ligands, qui viennent s’attacher aux protéines et aux ARN pour modifier leur comportement ou déclencher des réactions chimiques en fonction de leur nature et de leur forme. La réaction des protéines à ces ligands détermine donc le développement et l’évolution des cellules et des organismes vivants. Elle constitue la principale façon d’agir sur les cellules, de manière aléatoire ou de manière déterminée, avec un médicament, par exemple.

Notre invité d’aujourd’hui étudie ces molécules et leurs interactions avec les cellules. Rafael Najmanovich est professeur au département de biochimie et au département de sciences informatiques à l’Université de Sherbrooke et il travaille sur ces molécules via des simulations numériques sophistiquées qui permettent de suivre ces interactions au niveau atomique.

Écoutez l’émission ici :

MP3 - 25.6 Mo

Diffusion

Cette émission sera diffusée à Radio VM le jeudi 3 novembre à 13h00 et en rediffusion le samedi 5 novembre à 16h00.

L’émission sera également disponible en téléversement sur cette page et en baladodiffusion sur la page Université de Montréal de iTunes U à partir du dimanche 6 novembre.

Merci à la Fondation familiale Trottier et aux Fonds de recherche du Québec pour leur contribution à la production de cette émission.

Image : source