Les frontières de la médecine

La médecine moderne continue largement à considérer les maladies comme une attaque locale sur chacun de nous plutôt que comme la résultante de notre interaction constante avec notre environnement.

Or, les découvertes des dernières années, par exemple le rôle de la flore intestinale sur notre santé et notre état mental, montrent de plus en plus qu’il est impossible de séparer l’individu de l’environnement. Les frontières qui semblent si nettes au premier abord s’avèrent de plus en plus poreuses et même complètement floues.

Au vu des succès de la médecine contemporaine, on serait tenté de penser que ces découvertes ne changent pas grand-chose à la médecine. L’explosion du coût des services de santé nous montre pourtant clairement qu’à moins de changer notre approche de manière draconienne, la médecine risque de ruiner les sociétés modernes.

Notre invité d’aujourd’hui réfléchit à ces questions depuis plusieurs années. François Reeves est Professeur agrégé de clinique avec affectation secondaire au Département de Santé environnementale et santé au travail de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et cardiologue à la Cité de la santé de Laval. Il s’intéresse depuis longtemps aux relations entre l’environnement et la santé. Parmi ses nombreuses contributions sur le sujet, mentionnons son excellent livre « Planète Cœur », publié aux Éditions MultiMondes en 2011 et, en anglais, chez Grestone Books en 2014. François Reeves fut membre du Comité-aviseur du Ministre de l’Environnement (MDDELCC) dans le PACC 2015-2020. François Reeves a aussi écrit la préface de mon livre « Comment se débarrasser du diabète de type 2 sans chirurgie ni médicament ».

Écoutez l’émission ici :

MP3 - 28.8 Mo

Diffusion

Cette émission sera diffusée à Radio VM le jeudi 15 décembre à 13h00 et en rediffusion le samedi 17 décembre à 16h00.

L’émission sera également disponible en téléversement sur cette page et en baladodiffusion sur la page Université de Montréal de iTunes U à partir du dimanche 18 décembre.

Merci à la Fondation familiale Trottier et aux Fonds de recherche du Québec pour leur contribution à la production de cette émission.